Le FIFDH dans sa 2nde semaine !

Rendez-vous ce soir à 18H au Bar le Commun (18è) - Projection suivie d'un débat. Entrée libre et gratuite.

FIFDH Paris / IdF Du 5 au 18 décembre à Paris et en janvier-février en Île-de-France

Venez découvrir une sélection de films importants de l’année écoulée et rencontrez les réalisateurs et des invités spécialisés des questions évoquées.

* L’accès aux projections du festival est libre et gratuit dans la limite des places disponibles, à l’exception des projections programmées dans les deux salles de cinéma partenaires le Louxor et le Saint-André des Arts.

Aucune réservation à l’avance n’est possible. Pensez svp  à vous présenter à l’avance pour être certain d’obtenir vos places. Merci !

Les dernières infos

L’Edito

Le Festival International du Film des Droits de l’Homme, rebaptisé cette année Festival International du Film des Droits Humains de Paris va entamer, à compter du 5 décembre prochain, sa 16ème édition. Le 5 décembre, c’est aussi la journée internationale des bénévoles. Ces derniers sont au cœur de le la richesse de l’action associative culturelle, éducative et militante en France. C’est à peine exagérer que d’affirmer que, sans eux, il n’y aurait pas un seul festival sur le territoire. Mais célébrer les bénévoles, c’est aussi malheureusement relever par contraste, la trop fréquente insuffisance de l’action publique qui se paye plus souvent de mots que d’actions concrètes en matière de promotion des droits humains. En 2018, la France aime toujours à se présenter aux yeux du monde, comme le-pays-des-droits-de-l-Homme alors qu’elle occupe le 3ème rang mondial en matière de ventes d’armes, alimentant en instruments de mort les régimes les plus sanguinaires de la planète. Les institutions françaises se gargarisent tellement de double discours que le jour est arrivé où l’expression France-pays-des-droits-de-l-Homme est désormais devenu un objet de gausserie. Au fil des renoncements, des petits arrangements mercantiles, et d’une corruption des autorités plus généralisée encore qu’on ne l’imagine, la France pays-des-droits-de-l’Homme ressemble de plus en plus à une France pays-des-droits-de-LOL comme l’a fait observé dans une de ses chroniques radiophoniques, l’humoriste Guillaume Meurice.

Mais une autre date importante qui marquera cette quinzaine des droits humains est celle du 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme et autour de laquelle d’ailleurs, de manière très symptomatique, pas une seule institution française ne déploie une quelconque activité d’envergure. Nous sommes ainsi la seule manifestation culturelle d’importance à ancrer notre action autour de cette date.

Une date, passée trop souvent sous les radars d’une actualité chargée à l’approche de Noël, qui mériterait pourtant plus que jamais qu’on s’y attarde.

Des formes de crypto-fascisme que nous croyions un peu trop vite appartenir aux poubelles de l’histoire resurgissent partout en Europe, comme nous le montre le film When the war comes dont l’action se déroule à nos portes, en Slovaquie et qui nous dresse le portrait d’un jeune gendre idéal le jour et chef de milice anti immigrants la nuit venue. Dans l’actualité parisienne, on constate ce même retour en arrière, avec une homophobie qui frappe violemment presque chaque semaine dans nos rues. Avec l’avant première du film Scott with love, de la réalisatrice canadienne Laura Marie Wayne, un portrait intime et touchant d’un jeune musicien homosexuel victime d’une agression homophobe qui l’a laissé tétraplégique, le FIFDH mettra en circulation un film puissant pour sensibiliser le plus grand nombre sur ce thème. Ce sont au total plus de 25 films pour l’essentiel en avant-première française que nous vous proposons cette année. Nouveautés 2018 : vous pourrez les découvrir au plus près de chez vous car le festival se déploiera cette année dans 12 lieux de la vie culturelle parisienne avec un accès rendu désormais gratuit pour tous.

On a l’habitude d’aller répétant que « Nous ne sommes pas à l’abri et que rien n’est jamais acquis. » mais il faut bien s’avouer que ces mots n’ont jamais résonné avec autant d’acuité à nos oreilles. Toutefois, malgré ce contexte, des signes d’espoir se font jour, avec notamment le rôle pris par l’audiovisuel et les réseaux sociaux pour mobiliser massivement sur ces enjeux. Ainsi, la commémoration des 70 ans de la signature de la Déclaration des Droits de l’Homme à Paris par l’ONU, sera pour nous l’occasion d’organiser une table ronde sur le rôle central pris par le film documentaire dans la sensibilisation de l’opinion publique en matière de promotion des droits humains, depuis deux décennies. Enfin, nous développerons comme chaque année, un effort particulier en direction des jeunes, avec les « Journées des SolidaritéS » (voir plus loin dans le livret).

Nous tenons pour finir à remercier tous nos partenaires au premier rang desquels l’association Solidarité Laïque. Nous adressons aussi nos remerciements les plus sincères aux membres du jury ainsi que les nombreux invités – réalisateurs et intervenants aux débats – qui nous donneront généreusement de leur temps pour la réussite de cette nouvelle édition. Nous remercions enfin chaleureusement les nombreux bénévoles qui ont participé à l’organisation de cette nouvelle manifestation, sans l’engagement desquels, ce festival n’aurait jamais pu atteindre l’âge de l’adolescence.

Nous vous souhaitons un festival chaleureux et motivant qui vous renforce dans vos choix de vie et vos convictions en faveur des droits humains mais qui ne vous fasse pas oublier de rechercher le plaisir sur le chemin de votre engagement car c’est une condition nécessaire de sa réussite.

Vincent Mercier – Président d’Alliance Ciné

Docs
25
Rencontres-débats
25
Lieux culturels parisiens
12
Invités
+50
  • Marianne Charpentier, professeur d’anglais en lycée

    "J'emmène mes classes chaque année au FIFDH car c'est un formidable outil pédagogique pour motiver mes élèves."

  • F. Gobert, professeur d’histoire et géographie au collège

    "Juste pour vous dire que vous pourrez faire savoir à la réalisatrice, suite à la projection de son film avec notamment ma classe de 6ème, ces élèves, depuis, m'interrogent beaucoup sur le documentaire et d'autres problèmes auxquels nos discussions nous amènent. Nous venons de passer deux heures de cours sur tout cela et à chaque fois la sonnerie nous interrompt et des doigts restent levés!... C'est donc une grande réussite. Des collègues me disent aussi qu'ils leur en parlent..."

  • Etienne Lemaitre, élève en 3ème

    "J'ai adoré. Nous n'avons pas l'habitude de voir ce genre de films. Ca nous change de la télévision! Mes camarades et moi-même en redemandons plus souvent !"